smartphone données personnelles

Vivre sans smartphone : utiliser avec un téléphone portable non connecté

Smartphone : le pire ennemi de nos données personnelles

Posséder un smartphone aujourd’hui c’est utiliser un iPhone ou le système Android. Dans les deux cas, nos données personnelles sont abondamment utilisées : Positions, trajets, réseaux d’amis (liste de contact, whatsApp, etc.), historique des appels, des messages, des achats et commandes, heures d’activité, types et heures de mouvement, etc.
En plus des système Android et iOs, quasiment toutes les applications installées utilisent nos données. Vous pouvez d’ailleurs analyser vos applications en consultant le site Exodus Privacy.

Grâce aux données recueillies, nos profiles chez les GAFAs et autres acteurs du numérique sont de plus en plus précis, afin de nous proposer publicités, divertissements et autre produits les mieux adaptés. Nous sommes donc un produit à leur merci. D’ailleurs, on parle aujourd’hui de guerre de l’attention,  chaque application essayant de nous consommer le plus de temps possible et un maximum de données. Ne jamais oublier :

Si l’application est gratuite, c’est toi le produit.

 

Pourquoi se passer d’un smartphone ?

Smartphone et environnement

Les smarphones représentent un objet de consommation que nous n’utilisions pas il y a 10 ans ! Il est chaque fois plus léger, plus grand et de plus en plus puissant. Des métaux rares le composent (50%), nous en changeons tous les 2 ans, les écrans se cassent régulièrement, ils sont très peu recyclés. Bref, le smartphone est une nouvelle calamité pour l’environnement.

Consulter le rapport de l’ADEME (agence de l’environnement et de maîtrise de l’énergie) sur ce sujet :
https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-impacts-smartphone.pdf

Le coût du smartphone

Même si les tarifs des smartphones diminuent, les français dépensent en moyenne 326 euros pour un smartphone. Ce sont des frais qui n’existaient pas avant pour les citoyens. Les fréquentes casses imposent des frais réguliers. Le smartphone est changé en moyenne tous les 2 ans.
Ne plus avoir de smartphone signifie donc une économie conséquente et moins de soucis.

Sans smartphone: Reprendre le contrôle de son temps

La guerre de l’attention est déclarée. Nous passons chaque jour un peu plus de temps devant notre smartphone, pour des raisons plus ou moins valables. Les notifications sonnent sans arrêt pour des sms, des messages de chat, des réunions, des emails, des applications diverses qui nous préviennent d’évènements quelconques. Nous sommes trop souvent déconcentrés, interrompus, disruptés. Dans ces conditions, il est difficile de se focaliser sur une tâche, et il est fatiguant de changer de contexte. Associé à d’autres sources de stress, cela peut mener au burn out.
Ne plus utiliser de smartphone signifie reprendre le contrôle de notre temps, choisir quand aller chercher les informations et notifications.

Il existe un terme pour les personnes ne pouvant plus se séparer de leur smartphone : la nomophobie

 

Vivre sans smartphone

La meilleure solution est de vivre sans téléphone portable, mais c’est également la plus extrême et marginale. Le premier pas est d’échanger son smartphone avec un téléphone portable non connecté. Nous gardons ainsi la mobilité du téléphone portable, tout en protégeant notre vie privée.

Les problématiques de la vie sans smartphone

Les emails
Ici, pas le choix, pas de connexion, pas d’email ! Ils ne seront plus consultés depuis votre téléphone portable. Vous les retrouverez simplement devant votre ordinateur, vous vous sentirez bien plus libres et moins stressés.

Musique
Choisissez un téléphone portable non connecté qui peut contenir un carte micro-SD, ainsi vous pourrez rapidement copier vos morceaux de musiques et les écouter sans qu’aucune application ou multinationale n’en prenne note.

Contacts
La majorité des téléphones portables non connectés permettent d’importer des contacts depuis un fichier vcf. Vous pouvez exportez vos contacts sur un fichier vcf depuis tous les gestionnaires d’emails.
Pour ne pas être dépendant des multinationales qui utilisent vos données (GAFAM), vous pouvez gérer vos contacts, agendas et fichiers sur des outils comme nextcloud.

Agenda
Pas de connexion Internet, pas d’agenda. Vous pourrez gérer vos rendez vous uniquement sur votre ordinateur ou simplement sur un agenda papier.

Chat – WhatsApp, Telegram, Signal
Pas de connexion Internet, pas de chat. Cela peut signifier quitter des groupes de communication entre amis ou être moins joignables pour des amis à l’étranger. Se préoccuper de sa vie privée est important, s’isoler à cause de cela devient un vrai dilemme.
Une solution alternative est d’installer un émulateur Android sur son ordinateur et d’y installer son client de Chat préféré. C’est ce que je fais avec BlueStacks. Ainsi vous pourrez participer aux conversations quand vous déciderez de vous asseoir devant votre ordinateur et pas avant. Vous reprenez le contrôle de votre temps.
Signal est le seul outil de chat open source qui respecte votre vie privée.

Photo – Vidéo
Les téléphones portables non connectés sont en général équipés d’un appareil photo de piètre qualité. Cela signifie que vous ne prendrez plus de photos inutiles toutes les 5 minutes et que vous allez à la place profiter à 100% du moment présent. Si vous avez l’intention de prendre des photos, alors sortez votre bon “vieux” réflexe qui vous redonnera goût à la prise de photo.
C’est une contrainte qui permet de se poser la question de la nécessité de prendre une photo et du devenir de cette photo. Contrairement à ce qu’on pourrait croire les photos numériques sont bien moins résilientes au temps que les photos argentiques : les photos numériques sont souvent effacées, perdu, les disques dur cassés, volés.
L’aspect écologique est également à prendre en compte. Les “data center” qui permettent de stoker nos données (photos, vidéos) sont une vrai problématique écologique. Prendre moins de photos, c’est aller vers un modèle de faible consommation de stockage numérique et donc aider un petit peu notre planète.

Autonomie en batterie
L’avantage indéniable des téléphones portables non connectés sur les smartphone est la durée d’utilisation sans recharger la batterie. On peut passer une semaine facilement sans avoir à recharger son téléphone. C’est à nouveau un petit espace de liberté retrouvé !

 

Mon expérience

Cela fait 1,5 an que je vie sans smartphone et j’apprécie énormément le temps et la liberté retrouvés ! Je ne dis pas que c’est toujours facile, il faut revoir ses habitudes pour prendre des photos, écrire des sms, rester connecté avec ses amis, mais le bien être en vaut vraiment la peine.

Si vous avez des conseils ou idées dans la vie sans smartphone, n’hésitez pas à me les envoyer : contact@digital-privacy.net

france culture

France culture: À l’ère de la surveillance numérique

https://www.franceculture.fr/emissions/series/a-lere-de-la-surveillance-numerique

Avec l’Affaire Snowden, le scandale Cambridge Analytica, ou encore les révélations des Spy Files par Wikileaks, j’ai pris conscience que mes activités sur internet étaient surveillées. J’ai beau le savoir, je ne fais pas grand-chose pour l’éviter. Dans ma tête, c’est comme si c’était le prix à payer pour aller sur internet. Je continue à poster mes coups de gueule sur Facebook, je consulte Twitter plusieurs fois par jour, je commande des pizzas sur internet et je fais des milliers de recherches sur google. Mais à cause de l’épidémie de Covid19, quasiment toute ma vie, sociale et professionnelle, passe par mon ordinateur ou mon smartphone. Depuis le premier confinement, les questions se bousculent dans ma tête sans que j’arrive à les ignorer : que sont les données numériques ? Que révèlent-elles sur moi ? Qui les surveille et à quoi peuvent-elles servir ? Dans quelle mesure cette surveillance numérique est-elle problématique ? J’ai donc retroussé mes manches et, armé de mes livres, mon micro et mon clavier, j’ai décidé de mener l’enquête pour comprendre ce qu’il en était.

Une série documentaire d’Antoine Tricot, réalisée par Rafik Zenine 

covid pretexte pour une surveillance numerique accrue

Le Covid-19, prétexte pour une surveillance numérique accrue ?

Pour suivre la propagation du nouveau coronavirus, les États membres de l’UE ont pris des mesures de surveillance supplémentaire, et ce, aux dépens des droits fondamentaux.

« Avez-vous téléchargé l’application Stop-Covid ? ». À cette question, même le Premier ministre Jean Castex a répondu « non » la semaine dernière lors de l’émission « Vous avez la parole ». Provoquant les rires et la stupeur chez les chroniqueurs face à l’ironie de la situation, ces propos ont relancé le débat sur l’utilité de l’application de traçage du SARS-CoV-2.

Selon le gouvernement, « [l’application] permet de prévenir les personnes qui ont été à proximité d’une personne testée positive, afin que celles-ci puissent être prises en charge le plus tôt possible, le tout sans jamais sacrifier nos libertés individuelles. »

La France a ainsi suivi le chemin de ses voisins européens en développant cette application mobile.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a pourtant souligné l’importance de la recherche des contacts par les applications de téléphonie mobile. Néanmoins, la plupart des experts s’accordent à dire que les applications ne suffisent pas et devraient être complétées par d’autres mesures.

Défiance de la population

Bien que son utilité soit remise en question, la violation des droits fondamentaux, notamment à la vie privée, n’est que très peu abordée. Un point soulevé dans les bulletins mensuels de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA), y compris celui d’avril.

Le rapport cite, entre autres, le professeur Joseph A. Cannataci, rapporteur spécial de l’ONU : « [les smartphones et les autres applications de traçage sont potentiellement] parmi les développements technologiques les plus intrusifs en matière de protection de la vie privée au cours des vingt dernières années (…). »

Selon la FRA, ces applications risquent de nuire à d’autres droits, tels que la liberté de circulation, d’association et de religion. L’identification d’une personne, ses fréquentations ou sa localisation pourrait révéler ses convictions politiques ou religieuses.

De plus, les éventuelles erreurs de données pourraient renforcer les préjugés, la discrimination et les inégalités. Sans oublier le risque accru d’exclusion numérique et sociale pour les personnes peu informées dans le domaine.

« En général, la FRA a constaté un manque d’analyse approfondie des implications en matière de droits fondamentaux, lors de l’utilisation de nouvelles technologies », a expliqué Nicole Romain, directrice de communication de la FRA.

« Toutefois, de nombreux pays ont également collaboré activement avec leurs autorités de protection des données lors de l’élaboration d’applications de traçage. Celles-ci ont également publié des orientations de leur propre initiative, » précise-t-elle.

En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) explique avoir « procédé à trois contrôles afin de s’assurer que le fonctionnement de l’application “StopCovid France” réponde aux exigences de protection de la vie privée et des données personnelles de ses utilisateurs. »

Cependant, les citoyens se montrent très réticents à l’idée de partager leurs informations personnelles et ne font pas confiance aux gouvernements.

Ce phénomène peut s’expliquer par le manque de connaissance des utilisateurs au sujet des pratiques en matière de protection de la vie privée. Comme les sondages de la FRA le montrent, beaucoup ne savent pas vérifier les paramètres de confidentialité ou désactiver les paramètres de localisation. 77% des Français estiment qu’il n’est pas facile de consentir à l’utilisation de données personnelles par le biais de services en ligne.

Certains États ont également fait appel aux drones. L’Italie, la Hongrie et la Grèce ont ainsi contrôlé le respect des mesures d’éloignement physique dans les espaces publics et mesuré la température des personnes par voie aérienne.

L’Allemagne et la Roumanie sont allées plus loin en utilisant des bracelets biométriques. La Pologne et la Moldavie ont quant à elles eu recours à la reconnaissance faciale.

Nicole Romain souligne que « ces technologies traitent des données personnelles ou peuvent avoir un impact sur la manière dont les personnes jouissent de leurs droits fondamentaux. » Elle rappelle que « les droits fondamentaux ne peuvent être limités que dans des conditions strictes, justifiant la nécessité et la proportionnalité de leur limitation éventuelle. »

Il appartient certes aux pays européens d’assurer la conformité des technologies utilisées sur leur territoire aux règles de l’UE, mais la Commission européenne peut décider de porter plainte si tel n’est pas le cas.

Par : Anne Damiani | EURACTIV France

Le Covid-19, prétexte pour une surveillance numérique accrue ?

Mots de passe

Mots de passe: comment les gérer

Nous avons à gérer de plus en plus de mots de passe. Chaque mot de passe sert à protéger une partie plus ou moins critique de notre vie privée.

Pour un bon niveau de sécurité, chaque mot de passe doit être unique et complexe. Voilà le problème: il est quasiment impossible de mémoriser tant de mots de passe différents et complexes…

Pour résoudre cette situation, il existe plusieurs solutions.

Lire la suite